Pédaler au Vietnam : le récit d’une journée sur les routes

50 km à vélo à travers Hanoï et ses alentours, entre chaleur, humidité, scooters, villages, sourires et découvertes culinaires. Pour notre première journée au Vietnam, nous avons plongé au cœur d’un pays fascinant, de l’aéroport de Noi Bai jusqu’aux rues animées de Hanoï, en passant par le mythique pont Long Biên. Une première immersion pleine de surprises, de sueur et surtout… d’étoiles dans les yeux.
C’est un grand départ que nous faisons, direction l’Asie, un continent où le dépaysement se fait sentir avant même d’y avoir posé les pieds.
Quelques histoires, photos et vidéos nous ont inspirés, mais surtout cette soif de voyage. Pas seulement un voyage comme on en entend généralement parler, mais un voyage à vélo.
Nous avons décidé de partir avec nos vélos et notre passion : Hamza et moi, Roumayla, deux amoureux de l’aventure.
Nous préparons ce voyage depuis quelques mois. Les billets sont pris, les jours se rapprochent, nous économisons, nous nous préparons. Le jour arrive enfin.
Le grand départ
Notre arrivée se fait à Hanoï, au Vietnam, mais avant cela, une étape indispensable s’est imposée : empaqueter les vélos de telle sorte qu’ils puissent passer en soute sans encombre et arriver à destination en parfait état.
Départ d’Alger. Les vélos sont bien embarqués et nous sommes à bord de l’avion.
Une escale à Doha, le luxe et le monde des buildings, une parenthèse loin du monde qui nous attend.
18 heures de vol et une escale, un décalage horaire de 6 heures…
Hanoï, le 24 septembre.
La première chose qui nous marque, c’est cette température et ce taux d’humidité extrêmes : le Vietnam et son climat.
Les vélos sont à nouveau en notre possession. L’étape la plus importante est derrière nous.
Nos premiers kilomètres au Vietnam
Depuis Noi Bai, l’aéroport de Hanoï, nous traversons de petits villages et des cultures entre bassins d’eau et rivières.
On découvre les scooters surmontés de multiples objets, une famille entière qui se partage un petit siège, ou encore des charrettes tirées par des motos, paraissant trois fois plus lourdes qu’elles-mêmes.
Nous, à vélo, avons les yeux qui se perdent dans mille choses surprenantes.
La nature est plus que luxuriante. Les arbres et les plantes sont d’un vert intense, comme jamais nous n’en avions vu auparavant.
Nous sommes heureux d’avoir la chance de parcourir ces routes bordées de si beaux paysages.
Des sourires et des rencontres
On rencontre des enfants très curieux de la grande taille de Hamza, ou peut-être de ses cheveux bouclés.
On rigole avec eux sans comprendre un mot, et nous recevons une centaine de sourires en quelques heures.
L’architecture est assez unique : des maisons très hautes et peu larges, des toits très variés… Une vraie diversité à chaque coin de rue.
On se rapproche de la ville, de plus en plus.
Les routes sont toujours très larges et les nationales paraissent être des autoroutes.
Le pont Long Biên
Nous traversons le Fleuve Rouge par le Cầu Long Biên, le pont Long Biên, un ouvrage vieux de plus d’un siècle et long de 1,6 km.
Ça se fait bien sentir : on a l’impression que la traversée n’en finit jamais.
Et tout cela dans une joyeuse cacophonie, avec des milliers de scooters qui nous doublent sur une petite voie.
Hanoï est là !
Dans les rues de Hanoï
On se dirige vers les anciens quartiers et leur défilé infini de motos.
Les rues sont plus étroites et d’innombrables échoppes les bordent, des petits restaurants au petit quincaillier.
Les odeurs fortes du nước mắm ou du cháo nous accompagnent.
La bonne cuisine vietnamienne ravit les palais, mais pas toujours l’odorat lorsqu’on n’y est pas habitué. Il faut prendre le temps de la découvrir et de la goûter.
Pour le déjeuner, on prend un Bánh Mì, né de la fusion entre la baguette française et les saveurs vietnamiennes.
Il ressemble à un sandwich, mais avec toute l’identité culinaire du Vietnam.
À la découverte de Hanoï
Notre route se poursuit.
On passe sur les rails du fameux train de Hanoï, puis près du lac Hồ Hoàn Kiếm, surnommé le lac de l’Épée restituée.
Situé au cœur historique et culturel de la ville, il nous offre une nouvelle facette de Hanoï.
On remonte ensuite vers le mausolée de Hồ Chí Minh, sur la place Ba Đình, puis jusqu’au lac Tây Hồ, un immense lac depuis lequel on aperçoit, à l’autre bout, les très grands buildings du quartier.
50 kilomètres au compteur
La journée se termine dans une grande avenue remplie de milliers de voitures et de scooters, chacun rentrant chez lui.
On se faufile à travers la circulation : un véritable défi à relever, dans un brouhaha qui semble totalement désorganisé si l’on n’a pas encore les verres d’un Vietnamien.
50 km au compteur, beaucoup de sueur, mais surtout des étoiles dans les yeux.
Hanoï est une ville magnifique, vivante et pleine de surprises.
À tout bientôt pour une nouvelle aventure sur la route à vélo.






